Films voyage: mon top 10

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Pour s’évader pendant le confinement, voici mon top 10 des films voyage

Rien de mieux qu’un film pour prendre le large et se changer les idées. J’espère que ma petite sélection vous permettra de continuer à voyager de chez vous et vous apportera un grand bol d’air frais. 

Privilégiez autant que possible le téléchargement, afin d’éviter de saturer le réseau. Les télétravailleurs vous en remercieront. 

Wild

Film américain de Jean Marc Vallée, sorti en 2015.

Avec Reese Witherspoon.

Un road movie adapté du livre éponyme de Cheryl Strayed. Cheryl, une jeune américaine, mène une vie marquée par l’errance et les addictions. Suite à l’échec de son couple, elle décide de se lancer dans un projet extrême: parcourir seule, à pieds, le Pacific Crest Trail qui relie le Canada au Mexique. Elle se lance dans un périple de 4000 km avec pour seule compagnie son sac à dos et le souvenir de sa mère décédée. Au fur et à mesure de son cheminement et de ses rencontres, elle finira par se réconcilier avec elle même et par renaître.

J’ai adoré ce film, qui représente très bien la façon dont le cheminement physique/géographique, et le cheminement intérieur se confondent pendant un voyage au long cours. 

The Way, la route ensemble

Film américano-espagnol réalisé par Emilio Estevez, sorti en 2013.  

Avec Martin Sheen.

Tom est un médecin américain au caractère difficile. Il se rend en France pour récupérer le corps de son fils disparu lors d’un accident de montagne. Sur place, il découvre que ce fils avec qui il était en perpétuel désaccord avait commencé le pèlerinage vers Compostelle. 

Tom décide alors de prendre le Camino, dans l’espoir de comprendre un peu mieux son enfant. Sur la route, il croise une galerie hétéroclite de marcheurs aux motivations diverses. Ce sera l’occasion pour lui d’apprendre à s’ouvrir aux autres, et de s’alléger de certains fardeaux. 

Un film peu connu sur le chemin de Compostelle, pourtant émouvant et truffé d’anecdotes pleines de sens. Les paysages nous font magnifiquement voyager, et la séquence d’arrivée des pèlerins dans l’église de Saint Jacques est superbe. Comme si on y était!

Into the Wild

Film américain réalisé par Sean Penn, sorti en 2008.

Avec Emile Hirsh.

A 22 ans, Christopher est promis à un brillant avenir. Pourtant il décide de tout quitter, et prend la route pour s’installer dans un bus désaffecté au fin fond d’une forêt de l’Alaska où il survit de cueillette et de chair d’écureuil et de porc-épic. Mal préparé au milieu sauvage, et victime de ses idéaux, il paiera de sa vie sa fascination pour les grands espaces. 

Ce film culte est l’adaptation d’une histoire vraie. En 1992, des chasseurs ont trouvé dans une carcasse de bus au fin fond de la nature le corps sans vie d’un jeune homme de 22 ans, décharné et visiblement mort de faim. A côté de lui, son journal de bord. Le journaliste John Krakauer s’est penché sur l’affaire, et a publié le livre-enquête dont Sean Penn s’est servi pour le scénario de son film.

Cette histoire tragique est particulièrement marquante, et le film a connu un grand succès. Pas très gai, c’est vrai, mais utile pour rappeler l’importance de l’étape « préparation » d’un voyage. Et super pour les paysages d’Alaska.

La Plage

Film britannico-américain réalisé par Danny Boyle, sorti en 2000.

Avec Leonardo Di Caprio, Virginie Ledoyen, Guillaume Cannet.

Richard, jeune américain amateur de sensations fortes, est parti en Thaïlande dans l’espoir de vivre des aventures exaltantes. Il sympathise avec un couple de français. Un soir, un homme fait irruption dans sa chambre d’hôtel. Il lui laisse la carte d’une mystérieuse plage paradisiaque sur une île secrète où vivrait une communauté à l’esprit libre.  Il en parle aux deux jeunes français, et le trio décide de rejoindre l’île. 

Un autre film culte, qui aborde l’aspect utopique de l’aventure, et fait réfléchir sur le fonctionnement d’une communauté. A regarder pendant les moments de délire new-age, où on rêve de tout plaquer pour aller vivre ailleurs, autrement, avec d’autres.  L’ambiance plage et nature luxuriante dégage un charme fou. 

Lost in Translation

Film americano-japonais de Sofia Coppola, sorti en 2004.

Avec Bill Murray et Scarlett Johansson.

Bob est un acteur américain sur le retour. Il se rend au Japon pour tourner une publicité, mais aussi pour s’éloigner de sa femme. Sur place, il fait la connaissance de Charlotte, une jeune photographe qui accompagne son mari. Tous les deux se sentent seuls et  ont du mal à s’acclimater à Tokyo, où ils se retrouvent sans repère. Ils se tiennent compagnie, passant le plus clair de leur temps dans leur hôtel de luxe ou à se promener dans les rues dont ils ne savent pas lire les panneaux ni les enseignes. 

Un film très esthétique sur l’expatriation, les questionnements existentiels, la beauté singulière de Tokyo. Contemplatif, il en émane une magie hypnotique qui nous fait suivre les deux protagonistes dans leurs errances tokyoïtes où ils se trouvent en perpétuel décalage. Un excellent moyen de renouer avec la sensation d’être étranger, et de tout découvrir avec un regard vierge. 

Babel

Film franco-americano-mexicain réalisé par Alejandro Gonzales Inarritu, sorti en 2006.

Avec Cate Blanchett, Brad Pitt, Gael Garcia Bernal.

Un film chorale basé sur l’effet papillon. Un couple de touristes américains partis se remettre d’un drame dans le sud marocain, voit sa vie basculer alors qu’ils sont dans un bus. A des milliers de kilomètres, la nounou mexicaine qui s’occupe de leurs enfants en subit les répercussions, puisque son voyage vers son  pays natal est contrarié par la prolongation de l’absence des parents. Elle décide d’emmener avec elle les deux bambins, le temps d’assister au mariage de son fils. Parallèlement, au Japon une adolescente complexée par sa surdité et sa virginité, et perturbée par la mort de sa mère, mène la vie dure à son père. 

Ce film est intéressant par la diversité des fils narratifs, sa réflexion sur l’incompréhension entre les cultures, les générations, les classes sociales. Les différents lieux d’action, Mexique, Etats Unis, Maroc, Japon, expriment l’universalité des inégalités sociales et des difficultés de communication. Mais ils nous transportent en même temps dans des ambiances très différentes les unes des autres, apportant au message implacable un décor malgré tout dépaysant. 

Une bonne occasion de réfléchir à la notion de justice sociale d’un point de vue mondial. 

Mange, prie, aime

Film américain réalisé par Ryan Murphy, sorti en 2010.

Avec Julia Roberts et Javier Bardem.

Elisabeth a tout pour être heureuse. Autrice new-yorkaise de 28 ans, elle mène une vie confortable dans son grand appartement en compagnie d’un mari sympathique. Mais elle ressent un vide existentiel qui la pousse à divorcer et à prendre une année sabbatique. Elle entame un voyage initiatique, et part se réconcilier avec la nourriture en Italie, prier dans un ashram en Inde, réapprendre l’amour à Bali.

Bluette pour certains, exemple inspirant de développement personnel pour d’autres, peu importe. Tiré du  livre d’Elisabeth Gilbert, ce film est à voir pour ses somptueux paysages et sa positivité rayonnante. Il fait du bien, il est parfait pour ce que nous vivons en ce moment de confinement à durée indéterminée.  

Dans les forêts de Sibérie

Film franco-russe réalisé par Safy Nebbou, sorti en 2016

Avec Raphael Personnaz.

Teddy, un trentenaire français, éprouve le besoin de s’isoler et part pour un hivernage seul dans une une cabane au bord du lac Baïkal, dans le fin fond de la forêt soviétique. Il expérimente la vie en conditions exptrèmes, le froid, les tempêtes, la proximité des ours, l’introspection. Une nuit, alors qu’il est perdu dans la forêt, un trappeur russe en cavale lui vient en aide. Une forte amitié naît entre les deux hommes. 

Contemplatif, introspectif, taiseux, ce film est un voyage naturaliste pour amateurs de grands espaces. Inspiré du récit autobiographique de Sylvain Tesson , il fait penser à « Into the Wild » en moins tragique. La  confrontation à soi-même en milieu hostile est évoquée avec détails, et peut nous inspirer. 

A bord du Darjeeling Limited

Film américain de Wes Anderson, sorti en 2007

Avec Owen Wilson, Adrien Brody, Anjelica Huston.

Un an après la mort de leur père, trois frères américains entreprennent un voyage en Inde à bord du Darjeeling Limited pour rejoindre leur mère réfugiée dans un couvent catholique de l’Himalaya. Leur périple en train sera ponctué de péripéties loufoques et de rencontres déconcertantes, qui finiront par ressouder la fratrie.

Thérapie familiale, ambiance ferroviaire et culture indienne font plutôt bon ménage dans cette comédie à l’humour distancié. On circule d’un compartiment à l’autre à bord du train, à travers l’Inde en même temps que les protagonistes. Esthétisme seventies, névroses et exotisme façon Orient Express, font carburer ce film sur les rails de l’évasion. C’est parti pour un voyage décalé et sympathique.

Sur la route

Film franco-britannico-brésilien de Walter Salles, sorti en 2012.

Avec Kristen Steward, Kirsten Dunst, Sam Riley.

Ce film est l’adaptation du mythique  roman de Jack Kerouac publié en 1956.

A la mort de son père, Sal Paradise, un jeune apprenti écrivain new-yorkais, sympathise avec Dean Moriarty. Sal tombe immédiatement sous le charme sulfureux de l’ex-taulard. Refusant la vie conformiste qui les étouffe, assoiffés de liberté, ils décident de tout quitter et prennent la route avec Marylou, la femme de Dean. Ils traversent les Etats Unis en voiture, avec l’envie de découvrir le monde, les autres, et eux-mêmes.

Prendre la route en percevant le monde au travers des yeux d’un jeune artiste qui rejette toutes les entraves est une merveilleuse source d’oxygène. Rien d’étonnant ce que le livre ait connu le succès qu’on lui connait. Un vent de vitalité et d’énergie pousse les personnages, et nous avec, vers une frénésie de découvertes, et emporte sur son passage les barrière d’une époque étriquée. La liberté a un prix, celui de la maturité, des choix, des renoncements salvateurs. Parfois elle fait des dégâts. Et on s’en remet. 

Un film initiatique qui nous embarque sur les routes de l’Amérique des années cinquante, en compagnie d’une folle jeunesse assoiffée d’expériences et de sensations nouvelles. Energie et dépaysement garantis. 

Que pensez-vous de ma sélection? N’hésitez pas à laisser votre avis en commentaire.

Pour d’autre idées de passe-temps, vous pouvez consulter mon post Comment s’occuper chez soi pendant le confinement .