Hypothermie (une enquête d’Erlendur)

Ambiance lecture Hypothermie

Décembre me donne toujours envie de romans où il fait froid. Ceux à lire bien au chaud sur mon canapé, tandis que dehors la pluie cingle et que les parebrises gèlent. « Hypothermie », main givrée sur fond de glace en couverture, m’a semblé prometteur.

Il s’agit d’un polar islandais d’ Arnaldur Indridason , maitre du genre. Son héros récurrent, le commissaire Erlendur, enquête sur la mort d’un jeune femme dans son chalet au bord d’un lac.

Islande, chalet, lac, enquête et noms imprononçables…  il n’en fallait pas plus pour me convaincre.

Polar Hypothermie sur plaidHypothermie: l’intrigue

Maria, une jeune historienne, est retrouvée pendue dans le chalet de vacances où son père s’est noyé sous ses yeux alors qu’elle était enfant. Suicide apparent, mais la meilleure amie de Maria en doute et persuade Erlendur de chercher des pistes.

Il mène l’enquête en solo, et découvre le monde angoissé de Maria. Hallucinations, culpabilité, peur du noir la rongeaient. Candidate évidente au suicide, ou victime de manipulations psychologiques? Parallèlement, Erlendur rouvre le dossier de deux jeunes disparus des années plus tôt.

 

Livre ouvert sur plateauCe qui m’a plu dans cette enquête d’Erlendur

J’ai tout de suite accroché avec l’univers d' »Hypothermie ». Sa personnalité introvertie du commissaire, marquée par la disparition de son frère durant sa jeunesse, est attachante. Le fil de l’histoire concernant ses rapports familiaux et sa vie personnelle est l’occasion de découvrir la vie de tous les jours en Islande. Erlendur est un peu vieux jeu, il a encore un pieds dans l’Islande du passé, plutôt rurale et pauvre. Il aime manger des plats d’ « avant », comme le macareux ou la saucisse surette. Ses souvenirs sont ceux d’un gamin de campagne, mais son présent est celui d’un flic citadin.

Ce qui m’a le plus marquée dans ce récit est la présence à parts égales de la nature sauvage intemporelle, et de la ville confortable contemporaine. Deux environnements pas si différents, au final, car tous deux détenteurs d’ombres et de dangers.

Hypothermie ne brille pas particulièrement par son style, mais par son atmosphère décrite en filigrane. Arnaldur Indridason a le sens du rythme, et même si on est loin des coups d’éclats façon  Franck Thilliez ou  Jean-Christophe Grangé , le suspens est  présent. On a envie de savoir la suite, de rester parmi les lacs, les médiums, les secrets d’une autre époque, jusqu’au dénouement. Et alors on referme le livre en ayant envie de commencer un autre titre d’Indridason.

Gros plan Hypothermie

 

Pour vous procurer « Hypothermie »: Editions Métailié (Cet article n’est pas sponsorisé)

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