Les cadeaux de noël

Sac cadeaux rétro ambiance noël

Quand décembre arrive, tous les ans c’est la même histoire. A qui je vais offrir quoi ?  Un cadeau, c’est sensé faire plaisir. Et pour faire plaisir, il faut connaitre les préférences du destinataire. Accepter d’en tenir compte, quitte à renier notre bon goût. Vouloir y consacrer une part de notre budget parfois limité, quitte à se serrer la ceinture en janvier.

Moi, régulièrement, je n’ai pas envie.

Pas envie de dépenser mon argent durement gagné pour des gens que je ne vois qu’une fois par an. Pas envie  d’amputer mes week-ends trop courts de leurs après-midis cosy-flemme. Ni de la foule des allées marchandes dégoulinantes de rouge et de doré. Encore moins d’alterner entre boutiques surchauffées et rues glacées dans les centres villes enguirlandés. Je trime toute la semaine. J’ai besoin de recharger mes batteries le samedi et le dimanche.

Pourtant j’aime les guirlandes, j’aime le rouge et le doré, j’aime offrir des cadeaux.

Je voudrais juste  vivre dans un monde où les allées sont clairsemées, où on peut flâner devant les vitrines en prenant son temps. Un monde sans bousculade, sans promiscuité. Cool et tranquille sous les comètes clignotantes et le regard débonnaire des Pères Noëls à l’haleine de vin chaud. Un monde où arpenter les rues est un plaisir, où trouver un présent pour autrui est l’occasion d’une quête amusante et attentionnée.

Cadeaux craft fil rouge

Ce monde existe, en réalité.

C’est celui du milieu de semaine. Tous ceux qui ont des horaires décalés, ou qui disposent de leur temps le connaissent. Comme quoi nos plannings conditionnent nos perceptions existentielles. Je travaille à mon compte, pourtant ce monde n’est pas le mien car les commandes s’enchaînent et les heures filent. A peine est-il 9h qu’il est déjà 18h ! Ce n’est pas que je courre, mais plutôt que mon activité m’absorbe comme une transe. Je plonge, j’oublie le reste. Tout d’un coup la nuit tombe, et je réalise que la journée est presque terminée. Alors quand vient le week-end, pardon mais j’ai envie de me poser, de profiter.

Avec le temps, j’ai appris à contourner le problème.

Mes solutions ?

  • Tout au long de l’année, je glane les offrandes au gré de mes flâneries. Affublées d’un post-it au nom du destinataire, mes trouvailles sont stockées dans un coin d’étagère qui leur est réservé. Le jour J, je n’ai plus qu’à les emballer et le tour est joué.
  • Je suis aussi une grande adepte de l’option fait-maison. J’adore coudre, alors c’est l’occasion de me lâcher. Housses de coussin en patchwork, sacs et pochettes, sets de table et tote bags jaillissent de ma machine à partir de septembre. Et j’aime bien cuisiner. Donc les gourmands ont droit à leur sachet de truffes maison, de sablés à la cannelle, de confiture de mûre. (Cliquez ici pour une recette facile de truffes délicieuses).

Lissée sur l’ensemble de l’année, la chasse aux cadeaux me semble moins fastidieuse. Décembre arrive sans stress, et mes week-ends m’appartiennent.

Chacun aura son cadeau, chacun m’offrira le sien.

Cette année encore, je respecterai ma part du marché des conventions sociales.

Ma tante aura un foulard vert. J’ai oublié que ça ne lui va pas au teint. Mon cousin déballera un Mouton Cadet. C’est bête, il a décidé d’arrêter l’alcool. Mon tonton Pierre ouvrira son ballotin de marrons glacés. Il déteste, j’ai confondu avec tonton Alphonse. Lui, il sera content de son livre sur les champignons. Et moi, j’aurai un pendentif. Très joli, comme ceux que j’ai reçus chaque année depuis que j’ai dit que j’étais allergique aux boucles d’oreilles.

Micro-déceptions contenues ou joies sincères, chacun jouera le jeu de l’union familiale fantasmée.

A quoi servent les cadeaux ?

Peut-être à reconnaitre l’appartenance au clan ? Sont-ils acte d’allégeance ou symbole d’affection ? Jamais je n’ai su. Jamais, non plus, je n’ai osé arriver les mains vides à un réveillon. Pourtant, ma famille et moi, nous nous voyons une fois par an. Le reste du temps, nous n’existons pas les uns pour les autres, à l’exception de deux ou trois. Pas qu’il y ait des fâcheries, c’est juste que chacun a sa vie aux quatre coins de France.

J’offre des présents à des personnes auxquelles je ne suis attachée que par un lien biologique. Et réciproquement. Pourtant je ne m’imagine pas faire autrement. L’image d’un petit enfant qui pleure parce qu’il n’a rien reçu s’imposerait à ma culpabilité. Ça me fendrait le cœur. Alors tant pis. Les tatas, les tontons, les cousins, les cousines, auront tous une bricole. Les grands parents aussi. Les beaux-parents s’il y en a. Tout le monde.

Dans le fond, à quoi servent les cadeaux que l’on fait à autrui, sinon à cajoler notre enfant intérieur?

Et vous, quelle est votre opinion sur les cadeaux de noël? 

N’hésitez pas à la partager dans les commentaires. 

Quelle qu’elle soit, je vous souhaite un très joyeux noël à tous!

Merci de m’avoir lue, et à bientôt sur Walkaway.

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